L'harcrcèlement sexuel en thérapie: Dites NON !


Les professionnels de la santé sont sollicités par les patients pour leurs connaissances!

Inévitablement, une inégalité s’installe au sein de cette relation: d’un côté, la vulnérabilité des patients et, de l’autre, le pouvoir des professionnels, les aidants. Au cours des dernières années, plusieurs plaintes pour inconduite de nature sexuelle ont été déposées contre des professionnels de la physiothérapie ont été traitées. D’autres professions vivent la même problématique. Il peut arriver que certains membres abusent de leur autorité en transgressant celle-ci. Le thérapeute a la responsabilité de protéger l’intégrité et bien-être du patient à l’intérieur de la relation professionnelle. Le sentiment de SÉCURITÉ est essentiel.


L’article 59.1 du Code des professions décrit sans équivoque comme un acte dérogatoire à la dignité de sa profession le fait pour un professionnel, pendant la durée de la relation professionnelle qui s’établit avec la personne à qui il offre des services, d’abuser de la relation professionnelle pour avoir avec elle des relations sexuelles, de faire des gestes abusifs à caractère sexuel ou de tenir des propos abusifs à caractère sexuel.


L’article 39 du Code de déontologie réitère l’obligation professionnelle de nos membres en parlant de liens intimes, amoureux ou sexuels. Il met l’accent sur la durée de la relation professionnelle qui peut s’établir en tenant compte, notamment, de la vulnérabilité du client, de son problème de santé, de la durée des traitements et de la probabilité d’avoir à redonner des traitements au client. La fin d’un service professionnel n’équivaut pas nécessairement et dans tous les cas à la fin de la relation professionnelle. La relation thérapeutique ne meurt pas une fois la séance terminée.


Le bureau du syndic est clair à ce sujet : "aucune raison ne peut être invoquée pour justifier un abus de pouvoir de cette nature de la part des membres. Une telle transgression de la relation de confiance est sérieuse et mérite une intervention urgente et exemplaire. Non seulement un membre ne peut ternir la réputation de la profession, mais surtout, il n’a pas le droit de rompre et d’ébranler la confiance du public envers nos services. Deux mots doivent être bien compris par nos membres en matière d’inconduite de nature sexuelle : tolérance zéro !"

Référence : OPPQ Louise Gauthier, pht,

Buts visés:

-répondre aux questionnements de clients par rapport à ce qui est un fonctionnement normal.

-donner des ressources afin de dénoncer des situations inappropriées.

Les traitements ont comme but de vous aider et non de vous faire sentir mal à l'aise ou affecter votre psychologique de quelque manière que ce soit.

Vêtements: Vous n’avez pas à enlever tous les morceaux ! Demandez le pourquoi. On dégage la région à traiter uniquement. Le soutien-gorge peut toujours être gardé et détaché au besoin pour le dos et vous pouvez enfiler une jaquette. Une camisole peut être portée pour un problème de cou ou d’épaule.

Le toucher: Le toucher doit toujours être respectueux. Effleurer les seins, l’entrejambe ou entrer dans le décolleté etc. ne font pas partie d’un toucher NORMAL en thérapie. Dès que vous vous questionnez sur la normalité d’un toucher à savoir s’il est abusif ou non, vous venez de déceler une problématique. Il est important d’écouter votre ressenti. Dans le doute, communiquez avec l’OPPQ afin de demander si ce que vous vivez est approprié ou non.

Culpabilité: La victime se sent coupable et a honte de ce qu’elle vit, croit que c’est sa faute et a peur de dénoncer pour ne pas nuire à son thérapeute ou par peur des représailles. La personne se sent manipulée et tend à banaliser ce qu’elle aura vécu.

Votre choix: Consultez un professionnel avec qui vous vous sentez en confiance et en sécurité, d’autant plus pour les personnes plus vulnérables : enfant, adolescents, jeunes adultes et personnes âgées. La présence d’un adulte accompagnateur dans la salle peut être souhaitable pour la sécurité en plus de permettre une meilleure compréhension de la pathologie et des conseils d’usage.

Dénonciation: Si vous vivez ou avez vécu des situations qui peuvent vous paraitre inappropriées tel que décrites dans cet article ou le précédent, brisez le silence et communiquez avec l’OPPQ afin de vous libérer et d’éviter à d’autres de subir ce que vous n’avez pas aimé. Dévoiler une situation peut sembler difficile, mais en fait, jaser avec quelqu’un de l’Ordre n’est pas aussi intimidant que cela peut en avoir l’air. On vous écoutera et vous saurez si la situation que vous vivez est acceptable ou non.

Vous avez vécu une situation inappropriée ? Communiquez à

l’Ordre Professionel de la Physiothérapie du Québec :

Par Téléphone:

1-800 361-2001.

Ou par Courriel:

physio@oppq.qc.ca

Article Écrit par Lucie Drouin, Publié dans MagVision